Zanzibar a été pendant longtemps une grande place commerciale de tout l’Océan Indien et a subit l’influence de nombreux styles architecturaux. C’est pourquoi l’on retrouve tous ces styles sur la bâtiments de la ville. Le Vieux Dispensaire fut construit par un riche indien. Ouvert en 1890, il n’a fermé ses portes qu’en 1970. Ses larges balcons balcons en bois sculptés et ses vitraux sont de style indien, les murs en corail et calcaire de Zanzibar sont recouverts de stuc façon néo-classique européen.




On croisera également « The house of wonders », maison des merveilles, érigée par un sultan d’Oman afin d’y organiser de somptueuses réceptions. Ce fut la première maison de toute l’Afrique Sub-Saharienne a avoir l’électricité; c’était en 1886. The Bahrman Building fut lui construit en 1923 par un jeune architecte anglais qui puisait son inspiration à Istambul ou au Maroc. C’est ce même architecte qui fit les plan de la State House de Dar es Salaam.




Les immeubles swahilis ou arabes sont à l’origine des bâtiments sobres et de plein pied. Mais si ces derniers étaient rachetés par un indien, le bâtiment était embelli et agrandi au fur et à mesure que la famille du propriétaire s’agrandissait et que les affaires de celui-ci se faisaient florissantes. Un étage ou deux étaient alors ajoutés à la maison, ainsi qu’un large balcon abrité qui permettait une meilleure ventilation de la maison. Au 19ème siècle, beaucoup de maisons ont été bâties directement suivant le style indien, avec une large véranda agrémentée de boiseries ouvragées.






Il fait bon déambuler à l’ombre des ruelles, entrer dans les petites échoppes.







Le Palace Museum servit de résidence officielle au dernier Sultan de Zanzibar. Jamshid ben Abdallah fut le 11ème et dernier sultans du Sultanat de Zanzibar. En janvier 1964, à la fin du protectorat anglais, une révolution extrêmement violente éclate sur l’île contraignant le Sultan à l’exil en Angleterre et mettant en place une République. Ruiné, le gouvernement anglais lui accorda quelques 100 000 livres pour service rendu sous son protectorat, ainsi qu’une petite maison sur la côte anglaise et une rente mensuelle. Quelques sultans reposent toujours dans le petit cimetière de Makusirani à côté du palais, mais celui ci n’est pas bien entretenu. Quelques sculptures rappellent le sombre passé esclavagiste. Une église anglicane a été construite à la place de l’ancien marché aux esclaves mais deux cellules souterraines ont été conservées pour ne pas oublier.







